
Marché
Quel est votre marché ?
La mutuelle informatique s’adresse exclusivement au marché des PME. Selon les chiffres publiés par l’Office Fédéral de la Statistique (sources 2001) la Suisse compte 306'871 entreprises sur son territoire, dont 269'742 micro entreprises (moins de 10 collaborateurs), 36'065 PME (10 à 249 collaborateurs) et 1'064 grandes entreprises (> 250 collaborateurs). Le marché des PME, actuellement vierge de toute offre structurée, représente annuellement plus de 2 milliards de francs en terme de services et d’achat d’équipements (PC, serveurs, équipements réseaux et téléphoniques, logiciels bureautiques, consommables etc.).
Comment le marché réagit-il à votre concept ?
Bien que l’accueil du produit soit toujours excellent il n’est pas simple de changer les habitudes. Notre concept est particulièrement novateur dans sa forme et nos interlocuteurs sont en général des directeurs pour lesquels l’informatique apparaît comme une science particulièrement abstraite. Adhérer à la mutuelle informatique implique des modifications sensibles dans l’organisation interne ainsi que dans les modes de fonctionnements tels qu’ils étaient réalisés jusqu’alors, dans un domaine ou les décideurs ne sont pas forcément très à l’aise. Ce n’est pas simple car les cycles de vente sont généralement longs et complexes alors que nous visons le volume pour offrir les prix les plus bas possibles. A ce sujet nous imaginons certainement les difficultés qu’ont pu rencontrer les précurseurs du travail temporaire à leur époque… Il n’en reste pas moins que nous sommes les seuls à offrir aux PME une qualité de service résolument professionnelle à ces conditions, et ce n’est qu’un début.
Avez-vous des accords de partenariat avec les principaux constructeurs ou éditeurs de solutions informatiques ?
Bien entendu mais ils sont limités au strict nécessaire afin de garantir notre expertise et la qualité de nos prestations. Nos ingénieurs par exemple sont systématiquement certifiés sur tous les produits et solutions qu’ils manipulent. En revanche nous ne souscrivons aucun partenariat qui impliquerait des obligations de promotions ainsi que des restrictions sur nos choix technologiques ou qui imposerait un volume d’affaire déterminé dans une gamme de produit donnée. Obtenir les statuts de partenaire « Gold » ou « Platinium » avec tel ou tel éditeur ou constructeur est très certainement un excellent gage d’expertise et de qualité mais il implique aussi des contraintes commerciales et des investissements très lourds qui ne peuvent être rentabilisés que sur le long terme en misant sur une forte augmentation des ventes. Dans ces conditions, au-delà des charges induites par ce type de partenariat, est-il vraiment possible de rester objectif et de ne pas préférer le chiffre d’affaire à la simple adéquation d’une solution dans un environnement considéré ?
Vous privilégiez les solutions « open source » parce qu’elles sont supposées être gratuites. N’induisent-elles pas des coûts cachés ainsi qu’une dépendance vis-à-vis de vos services ? N’y a-t-il pas un risque de pérennité ?
Nous n’imposons rien en matière de logiciels bureautiques si ce n’est l’utilisation d’applications standard fonctionnant sous MS Windows ou, le cas échéant, sous LINUX. Nous n’utilisons des applications « open source » que pour nos besoins propres en matière de gestion et de supervision des infrastructures informatiques de nos adhérents, ceci afin de leur faire bénéficier des meilleures conditions tarifaires possibles. Les considérations de pérennité ainsi que celles liées à d’hypothétiques « coûts cachés » sont donc de notre ressort et ne vous impactent en aucune manière.
On peut vous classer dans la catégorie des « start-up ». Êtes vous rentable et comment assurez vous votre financement ?
Notre approche commerciale, les aspects technologiques ainsi que l’importance du marché visé peut effectivement nous inclure dans cette catégorie de société. En dépit de l’importance des investissements consentis nous avons néanmoins assuré notre rentabilité dés la première année. Les actionnaires fondateurs ont apportés l’intégralité du financement de base, le solde étant assuré par la réalisation d’activités « classiques » comme la délégation de personnel ainsi que la réalisation de différents projets d’infrastructures informatiques avec de grandes sociétés.
Vous communiquez beaucoup sur votre concept, ne craigniez vous pas d’être copiés et dépassés par des entités qui disposeraient de plus de moyens que vous ?
C’est un risque mais nous l’acceptons volontiers et puis peut-on réellement protéger un concept ? Le fait d’être copié n’est ni dramatique ni négatif, loin s’en faut, alors autant communiquer. Nous avons pour nous l’originalité ainsi qu’une avance non négligeable qu’il nous appartient de conserver et d’accentuer. Sur ce genre de marché la compétition est un moteur essentiel qui est et continuera d’être la principale source de notre développement.
Que se passerait-il si vous deviez disparaître demain ?
C’est envisageable même s’il nous semble que rien ni personne ne soit à l’abri sur ce point. Quoi qu’il en soit, même dans cette hypothèse, nos produits ne sont pas manufacturés, nous intervenons dans le domaine des infrastructures informatiques qui, nous l’avons dit, sont fortement standardisées et les hommes et les femmes avec qui nous travaillons, eux, ne disparaîtront pas du jour au lendemain
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